Robots d’interactions : Hoomano mène la danse avec ses applications

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Robots d’interactions : Hoomano mène la danse avec ses applications

Start-up lyonnaise née il y a deux ans, Hoomano booste les robots sociaux avec de l’intelligence artificielle. Leader sur un marché en pleine expansion, l’équipe de Hoomano crée des logiciels pour des robots d’interactions tels que Pepper et Nao (Softbank Robotics), Buddy (Blue Frog Robotics), Heasy (Hease Robotics) ou encore Cozmo (Anki). Entretien avec Ali Ben Taieb, business developer chez Hoomano, en direct du salon Innorobo 2017.

Que diriez-vous pour présenter Hoomano ?
Nous avons démarré à quatre personnes dans un appartement à Lyon. Aujourd’hui, on est toujours à Lyon avec également un bureau au Japon pour une vingtaine de personnes. Nous sommes toujours partenaires de SoftBank Robotics. On développe des applications sur le robot Pepper mais aussi sur d’autres robots. On a développé aussi un CMS (Content Management System) qui permet de créer du contenu de manière très simple sur les robots. L’idée c’est de donner la possibilité à nos clients de développer et de modifier du contenu sur leurs robots de manière simple et très intuitive. Aujourd’hui nous avons différents robots utilisés sur divers secteurs. Je peux citer par exemple dans le retail le cas Darty qui utilise des robots pour l’accueil client, de l’orientation en magasin, de la collecte de satisfaction client. Il y a aussi des robots qui sont utilisés par des banques, notamment à Lille au Crédit Agricole pour de l’animation. L’objectif pour nos clients dans l’utilisation des robots, notamment Pepper, c’est réenchanter l’expérience client. Notre spécificité, notre touche, notre savoir-faire, c’est de créer des applications avec un objectif de garder toujours en contact le client au maximum possible. Pour avoir une expérience ludique avec le robot.

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Comment êtes-vous devenus partenaire de Softbank ?
C’est plutôt l’histoire de Hoomano qui veut ça. On a démarré le développement sur les robots d’intéraction avec Nao au moment des premières plateformes que développait Aldebaran devenu Softbank. Il y a un programme de partenaires qui est disponible pour intégrer le réseau de distributeurs de Softbank. Etant précurseur et ayant démarré très tôt, cela s’est fait plutôt de manière collégiale. On avait une expérience sur le robot Nao. Pepper nous intéressait avant même sa sortie. Aujourd’hui, nous sommes donc distributeur du robot Pepper et développeur d’applications certifiées sur Pepper.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez ces robots pour venir travailler dessus ?
Ce sont des robots au design parfait. L’interaction avec les utilisateurs est également parfaite, on ne peut pas dire le contraire. Ce sont des interfaces conformes dans l’utilisation sur différents types de marché. Chez les banquiers, les retaileurs, mais aussi dans des résidences seniors. Mais avant tout, ce qui nous importe, c’est comment je vais impacter l’utilisateur que je vais avoir en face du robot. Dans le choix de la plateforme, c’est très important.

« Le robot d’interaction a plus d’impact qu’une simple borne« 

Votre objectif majeur est que publics et robots interagissent toujours plus instinctivement. Où en êtes-vous de ce côté là ?
Le robot devient une interface sympa à travers laquelle je vais avoir des informations ludiques, décalées mais efficaces. On va avoir des robots positionnés face à des bornes. Aujourd’hui, le robot d’interaction va forcément avoir plus d’impact qu’une simple borne. Les robots sont utilisés aujourd’hui pour délivrer de la véritable information. Les utilisateurs le comprennent comme ça maintenant. Par la suite, ce qui nous importe dans notre stratégie R&D, c’est de faire en sorte que le robot soit de plus en pus conscient de l’environnement dans lequel il est pour adapter son comportement. Ici on est sur un salon, il y a beaucoup de bruits, beaucoup de visiteurs. Le software doit prendre en compte ces conditions-là, donc c’est complexe. Il doit être beaucoup plus efficace dans l’interaction et doit adapter sa façon de faire avec l’utilisateur qui l’a en face.

Pourquoi avez-vous tenu à participer à Innorobo 2017 ?
L’objectif est sur trois volets. Le premier c’est de montrer notre plateforme de création de contenu sur le robot Pepper. N’importe qui peut venir créer des contenus. Le deuxième, c’est que nous avons une version de cette plateforme qui est dédiée au monde de l’éducation. Beaucoup de laboratoires, d’universités et de centres de recherche sont équipés de robots Pepper et Nao. Avec cette plateforme, ils peuvent avoir une simplicité de création de contenu. Le troisième objectif, c’est d’intégrer au maximum le robot dans l’écosystème dans lequel il se trouve. Nous avons développé avec notre partenaire Oberthur Technologies (leader mondial de la sécurité digitale) des solutions qui augmentent la capacité du robot, dans le sens où on va permettre de connecter le robot à un réseau externe de manière simple. On va ajouter des solutions, telles que des possibilités de payer directement via le robot.

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Vos applications sont donc en permanente évolution…
Nous avons déjà commencé avec nos clients à travailler sur d’autres usages, comme avec les Senioriales pour animer des sessions ludiques avec des résidents. Avec nos clients type Crédit Agricole ou Darty, le but est de développer davantage l’interface avec leurs systèmes d’information pour délivrer un service plus juste et plus qualitatif. Si je te parle d’un produit, le robot doit savoir si il est en stock, à quel prix il est, etc. Nous sommes toujours dans cet esprit d’interface digitale dans le monde physique afin d’enrichir l’expérience utilisateur chaque jour.

Quelle est votre stratégie derrière votre ouverture d’un bureau au Japon ?
On veut s’adresser au marché japonais et ses spécificités. Le Japon reste un marché beaucoup plus mûr et mature sur le nombre de robots disponibles. Il y a 3000 Pepper vendus au Japon. En Europe, nous en sommes à 300. L’objectif pour nous est clairement d’y vendre nos applications.

Enfin, comment voyez-vous l’avenir ?  Le public européen notamment est-il prêt à utiliser des robots, autant à domicile qu’en entreprise ?
C’est une question difficile sur le volet à domicile. Le cas du robot Buddy est un gros challenge. Blue Frog souhaite le vendre au grand public d’ici la fin d’année. Nous sommes très proches d’eux pour le développement du contenu de Buddy. Sur le côté BtoB, ça commence à être de plus en plus clair, sur le fait que le robot est une borne d’interaction en concurrence avec les bornes traditionnelles. Encore faut-il que le robot concrétise bien ce qu’il doit faire et que le client adhère à ce que fait le robot. Pour le grand public, c’est compliqué de se projeter. Nous on y croit. De quelle manière ? Est-ce que ce seront des robots ? Est-ce que ce seront des interfaces vocales comme Amazon ou Alexa ? On verra.

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By | 2017-05-17T20:13:47+00:00 17 mai 2017|Sciences|Commentaires fermés sur Robots d’interactions : Hoomano mène la danse avec ses applications

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