Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

www.blagou.net:////Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour voir ce que l’avenir de la robotique nous promet. En fait, avec les robots modernes, il n’est même plus utile d’imaginer, le futur est déjà là. La technologie robotique, ainsi que l’intelligence artificielle, progressent rapidement, et les robots jouent un rôle de plus en plus important dans la société. Par exemple, les voitures à conduite automatique commencent à nous transporter d’un point A à un point B, et les assistants robots personnels peuvent même nous câliner quand nous déprimons. Tout cela se précisant, la question de savoir « qui est responsable de leurs actions » est de plus en plus un débat évident et primordial qu’il faut engager.

Il est intéressant de noter que, bien que les actions des robots actuels les plus avancés puissent sembler être basée sur des émotions, la technologie actuelle ne permet que des réponses pré-programmées générées par le modèle logiciel du robot. Bien que les robots ne soient pas encore en mesure d’agir par eux-même, il serait très utile de commencer à étudier attentivement la répartition des responsabilité pour le cas où un appareil autonome ou semi-autonome nuise à quelqu’un ou provoque des dégâts.

Par exemple, une voiture à conduite automatique programmée pour éviter une collision peut se retrouver dans une situation où une collision est inévitable. Comment va-t-elle choisir d’agir, et qui en portera la responsabilité ? Dans un tel cas, il est important de bien comprendre « Agent logiciel » : un terme qui fait référence au logiciel placé dans un robot et qui agit en lieu et place de l’utilisateur. La voiture à conduite automatique peut avoir occasionné un accident en raison d’une situation inévitable, mais elle était toujours dirigée par l’utilisateur pour effectuer ces actions Actuellement, les « agents logiciels » sont décrits comme des « outils » définis par l’utilisateur, car leurs actions peuvent être attribuées aux commandes d’un programmeur, également appelées « instructions informatiques ». Puisque la capacité des robots à prendre des décisions de façon indépendante progresse, la question de savoir si les agents logiciels constituent une instruction informatique est de plus en plus urgente et doit être abordée. Le passage d’un robot agissant comme un « agent logiciel » à un « agent intelligent » (quand il agit selon des algorithmes via des informations reçues plutôt que directement par des instructions), est le fondement de l’intelligence artificielle (IA).

Puisque l’IA est de plus en plus répandue, l’établissement de droits légaux pour les robots devient une nécessité. Que ces protections aillent aussi loin que l’octroi d’une « personnification » électronique, similaire à la personnification de l’entreprise, ou se rapprochent de l’égalité des droits, dépendra de la façon dont évoluera un robot dans sa capacité à nouer des relations. Cette protection ne concerne pas seulement les robots, mais également les humains. Tout comme le propriétaire d’un chien est en définitive responsable de ses actions, plutôt que l’éleveur du chien, le propriétaire du robot doit-il assumer la responsabilité des actions de son robot, et non l’ingénieur logiciel ? Cependant, comme l’ingénieur ne sera pas coupable, nul ne sera propriétaire de ce que produit un robot.

Puisque les robots sont capables d’apprendre de nouvelles habitudes pour améliorer leur fonctionnalité, leur propriété intellectuelle (PI) aura bientôt également besoin d’une protection. Par exemple, un robot qui est chargé de ramasser un objet peut échouer au premier abord. Cependant, après chaque tentative, il peut enregistrer automatiquement et s’adapter en fonction de ce qu’il a « appris », chaque tentative successive étant alors plus fructueuse. Cela signifie que, même si un robot peut physiquement être remplacé, les comportements appris ne peuvent être entièrement effacés que si les données enregistrées à la fois sur le disque dur et sur le stockage hors site sont détruites. La PI robotique va bientôt devenir un atout très précieux pour les entreprises, qui chercheront à employer efficacement les robots, à quelque titre que ce soit, afin qu’ils puissent faire progresser les résultats.

Il s’agira peut-être du premier domaine des droits des robots à être abordé dans la législation. Un employeur qui cherche à obtenir les meilleurs moyens pour parvenir à l’efficacité peut très bien choisir un robot pour effectuer la tâche. Avec un soutien humain aux côtés des robots, il y aura inévitablement une législation qui protège les droits des robots pour qu’ils effectuent la tâche sous la protection d’une clause de concurrence. Alors que les lois commencent à prendre forme, le concept de l’égalité de l’emploi pourrait être le premier secteur à ressembler à des « droits humains » pour les robots.

En fin de compte, l’élaboration de lignes directrices pour les règles, traitement et attentes des robots et des intelligences artificielles doit et va se produire. Certaines organisations telles que l’Action de Coordination Robotique Européenne ont déjà fait quelques suggestions pour un livre vert sur les questions juridiques en matière de robotique.  La prolifération des IA et des robots exige non seulement une réglementation à suivre, mais que les lignes entre la sentience humaine et artificielle commencent à s’estomper ; les humains exigeront des protections pour les robots qui les aident en tout, de la peinture de la salle de séjour, à la réduction exponentielle du nombre de morts liées au trafic routier. Allant dans ce sens, une lettre ouverte signée par des centaines de chercheurs en IA circule dans le but de nous assurer que l’Intelligence Artificielle reste bonne pour l’humanité. Les signataires comprennent des chercheurs d’Oxford, Cambridge, MIT, Harvard, Google, Amazon, IBM, et Même Elon Musk, qui a fait don de 10 M$ de sa propre fortune à cette cause.  Grâce à une réflexion approfondie, ces lois vont ouvrir la voie à une coexistence humaine productive et positive avec les robots et les IA.

Références :

http://www.techinsider.io/yueh-hsuan-weng-explains-why-robots-need-legal-rights-2015-11

http://www.nature.com/news/intelligent-robots-must-uphold-human-rights-1.17167

http://www.wired.com/2014/08/when-robots-take-all-the-work-whatll-be-left-for-us-to-do/

http://www.nature.com/news/intelligent-robots-must-uphold-human-rights-1.17167

http://www.eu-robotics.net/cms/upload/PDF/euRobotics_Deliverable_D.3.2.1_Annex_Suggestion_GreenPaper_ELS_IssuesInRobotics.pdf

http://www.theguardian.com/technology/2015/jan/16/elon-musk-donates-10m-to-artificial-intelligence-research

By |2016-11-03T12:56:22+00:0023 novembre 2015|Sciences|Commentaires fermés sur Les robots devraient-ils avoir des droits légaux ?

About the Author:

Passionné de nouvelle technologie depuis bien longtemps maintenant, le web est devenus pour moi un excellent moyen d’apprentissage, de partage et de communication. De ce faite et grasse à de formidable CMS tel que WordPress ou bien Joomla on peut aujourd’hui se faire plaisir sur la toile et partager ses connaissances. Bien que l’informatique est ma première passion, la création de contenus sur le Net me passionne tous autant. Bienvenus à vous lecteur et surtout faite vous plaisir, profiter de BlagouNet, pour partager des histoires, des anecdotes, des astuces en tous genre et cela dans la bonne humeur et sans prise de tête.