Tour de l’actualité insolite des drones… Quels en sont les usages les plus surprenants ?

Stanford University : le drone-escrimeur

Ce drone ne dit pas non à un combat d’épée. L’Autonomous System Lab de la fameuse Université de Stanford travaille notamment sur la fabrication d’un drone spatial autonome et la mobilité autonome. Les chercheurs de ce laboratoire se sont attelés à développer un système algorithmique permettant de détecter et d’éviter des obstacles en temps réel. C’est ce qu’on appelle le Kinodynamic Planning ou Prévision cinématique. Cette science des mouvements est à la pointe de la technologie et pour les technologies. La multitude d’applications imaginables des systèmes robotisés attend impatiemment les progrès réalisés dans cette discipline pour se concrétiser. Car c’est cette science qui détermine en grande partie avec quelle habileté un robot peut se mouvoir dans l’espace.

Pour apprécier la puissance de leur système algorithmique, les ingénieurs de Stanford ont donc testé leur programme sur un drone quadrirotors. Résultat, le petit drone fait preuve d’une incroyable agilité !

Delft Dynamics : l’intercepteur de drones

La société néerlandaise est spécialisée dans la conception d’UAV depuis dix ans, mais aussi de drones intercepteurs de… drones. Dans le cadre du programme SBIR (Small Business Innovation Research) organisé conjointement par la Maréchaussée Royale des Pays-Bas, la Police Nationale et le Coordinateur National de la Sécurité et de l’Anti-terrorisme, Delft Dynamics a mis au point un drone doté d’un lance-filets. Plutôt que d’abattre un drone en situation de vol illégale, ce dispositif jette un filet sur le drone en question, qui sera ramené à terre à l’aide d’un petit parachute. Le projet DroneCatcher a ainsi bénéficié d’1.7 millions d’euros de financement public pour se développer. Fin mars, elle dévoilait les images du premier test d’interception en plein vol.

Les rapaces anti-drones

Décidément, il ne fait pas bon être un drone aux Pays-Bas. Parallèlement au financement du DroneCatcher, la Police néerlandaise travaille également à la mise au point d’un autre genre d’intercepteurs : des rapaces. Pour compenser le trop-plein de technologie, quoi de mieux qu’un retour aux sources ? Moins coûteux, les rapaces auront également l’avantage de ne pas être électronique ou connecté. Ils peuvent donc fonctionner au-delà de l’autonomie des batteries et sans subir d’endommagement électronique ou de connectivité en cas de météo capricieuse. Pour finir, dans le cas d’un conflit armé, les rapaces seraient également plus difficiles à détecter et à intercepter à distance avec des armes électromagnétiques.

Si un tel mode opératoire ne peut pas être diffusé dans tout le pays, les rapaces pourront s’avérer utile près des aéroports. D’autres solutions, plus radicales, comme les interférences radios se révèlent être difficiles à mettre en oeuvre. Les perturbations radio étant bien souvent très encadrées et limitées à des territoires bien spécifiques.

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