Le domaine de la robotique commence à montrer des signes de croissance exponentielle et de progrès technologique. Des expressions à la mode comme « singularité » sont débattues avec plus de ferveur en prévision d’un grand progrès au cours des générations à venir. Cependant, les disciplines actuelles associées aux robots ne seront pas les seuls facteurs directeurs à déterminer l’avenir de la robotique, car les améliorations des capacités technologiques et scientifiques générales de l’humanité dans d’autres domaines peuvent elles aussi avoir un impact considérable sur l’avenir de la robotique. Les réalisations technologiques passées peuvent-elles aider à prédire les futures technologies et innovations perturbatrices ou devrions-nous essayer de sortir des sentiers battus ? Les livres de science-fiction, les émissions de télévision et les films offrent une grande source d’inspiration, mais à quoi ressembleront réellement les robots dans les 25, 50 ou 100 prochaines années ?

Forme/structure des robots

Actuellement, la plupart des robots mobiles du commerce utilisent des structures et cadres rigides fabriqués en aluminium, plastique et parfois composites. Afin de créer ces cadres, des méthodes de fabrication classiques et éprouvées sont utilisées, dont l’usinage, l’injection de plastique et le moulage de composite, ainsi que la fabrication classique de platines/électronique. Étant donné que les méthodes de fabrication s’avèrent donc très différentes les unes des autres, l’électronique, la mécanique et la programmation sont créées séparément et forment des parties différentes et distinctes du robot qui sont réunies lors de l’assemblage. Bien que cela fasse un moment que l’impression 3D existe, les imprimantes 3D personnelles domestiques, et la baisse du prix des imprimantes 3D commerciales ont offert aux concepteurs la possibilité de fabriquer eux-même des produits professionnels plutôt que de passer par la sous-traitance. Il existe aussi une tendance à la modularité (électronique, mécanique et programmation) et à l’inter-compatibilité entre les produits de différents fabricants, bien que bon nombre de progrès soient issus d’autres domaines.

À quoi vont ressembler les robots dans un avenir pas trop lointain ? Seront-ils toujours les froids robots rectangulaires, sans émotion, auxquels nous sommes habitués, ou pourraient-ils devenir quelque chose de complètement différent ? La recherche sur les propriétés des matériaux, combinée avec la fabrication de pointe, nous donne quelques indications selon lesquelles les robots du futur pourraient être radicalement différents de ce à quoi nous sommes habitués aujourd’hui.

circuit imprimé flexible étirable

Circuits flexibles

robot protéiforme irobot chembot

iRobot Chembot

Structure flexible, non-rigide

La structure actuelle d’une carte de circuit imprimé (PCB) lui permet d’être soit une carte rigide à base de fibre de verre multicouches soit une carte flexible (la plupart du temps simple ou double couche). L’électronique étirable permet cependant aux circuits d’une platine, lors de l’impression sur un substrat flexible, d’être étirés, courbés, pliés et manipulés sur plusieurs axes. Ceci signifie que la platine n’a plus à être un rectangle plat, et se courbe sur plusieurs plans, avec la capacité de se conformer aux formes 3D et de plier et fléchir avec elles.

Les « Robots mous » sont également en cours d’élaboration et impliquent l’utilisation de matériaux souples dans des formes spécifiques (ainsi qu’une certaine forme de contenant, généralement de l’énergie sous forme d’électricité ou d’un liquide/gaz pour remplir une cavité) afin de changer de forme et même d’obtenir un mouvement. Les actionneurs lourds et les engrenages disparaissent de la conception, ce qui permet d’obtenir des robots mobiles plus légers, plus économes en énergie, avec moins de pièces séparées et potentiellement une polyvalence accrue, n’étant pas contraints à un actionneur par degré de liberté. Un actionneur plus biologique ce profile-t-il à l’horizon ? Une équipe dirigée par Zhenan Bao, un scientifique des matériaux de l’Université de Stanford, a créé un muscle artificiel qui se dilate d’un petit pourcentage lorsqu’il est soumis à un champ électrique faible. De plus, le muscle de polymère a la capacité de se re-fusionner en cas de crevaison, ce qui lui donne des propriétés d’auto-guérison. L’objectif de cette recherche est d’en apprendre davantage sur les polymères techniques qui sont électriquement conducteurs, génèrent de la force et de l’auto-guérison.

Sortez des sentiers battus

La combinaison de l’électronique élastique, des robots mous et des muscles artificiels offre la possibilité d’une quasi-fusion de la structure physique d’un robot avec son électronique en une création robotique unique, quasi sans soudure. Non seulement un robot mou peut changer sa forme pour s’adapter à différentes situations et espaces, mais il dispose également de la possibilité de différentes méthodes de locomotion. Cela peut conduire à la possibilité de robots de« type poulpe » pouvant se faufiler dans des espaces restreints, imiter d’autres créatures et objets et même s’auto-soigner. Comment un tel système pourrait-il fonctionner ? Afin d’éliminer la nécessité d’une alimentation en énergie à entraînement mécanique (compresseur d’air par exemple), on peut utiliser à la place un fil actionneur intégré dans un ballon rempli d’un liquide qui, lorsqu’il est activé, amène le liquide à circuler dans des zones du robot mou. Plutôt que d’utiliser des relais ou des valves mécaniques, des matériaux flexibles avec des particules magnétiques internes intégrées (essentiellement des électroaimants) pourraient ouvrir et fermer à la demande, tout en étant capable d’étirer et courber.

peau de robot

Peau de robot

division cellulaire

Division cellulaire

Sens et peau de robot

Comment les robots peuvent-ils avoir une « peau » et que pourrait-on y gagner ? Des groupes de recherche des Universités de Californie, Berkeley ainsi que Stanford, travaillent indépendamment sur un type de peau qui détecte le toucher, conduit l’électricité et s’auto-guérit. Pendant ce temps, des chercheurs de l’Université de Tokyo ont construit une peau électronique flexible utilisant du caoutchouc sensible à la pression, ainsi que des transistors organiques intégrés sur un film plastique. L’objectif est de créer une peau artificielle qui permettrait non seulement de fournir le sens du toucher, avec la possibilité de connaître la pression et l’emplacement du contact, mais aussi un grand nombre d’autres propriétés possibles. Une « peau » à auto-guérison peut être une évolution des matières plastiques à auto-réparation. Les élèves de maternelle connaissent les cinq sens ; le toucher, la vue, le goût, l’odorat et l’ouïe, mais la plupart des adultes bien instruits nommeraient difficilement les autres sens ajoutés ou extrapolés depuis, dont le sens du temps, du mouvement, de la douleur, de la pression, de l’équilibre et une foule d’autres. La création de leurs équivalents robotiques n’est pas toujours facile, pas plus que la programmation nécessaire à leur bon usage.

S’il existe la possibilité d’une peau artificielle, pourquoi pas d’une cellule artificielle ? Une équipe de biologistes japonais a réussi à créer des cellules artificielles semblables à celles qui peuvent avoir d’abord existé sur terre lorsque la vie ne faisait que commencer. Ces cellules ne sont pas techniquement « vivantes », mais elles contiennent un « ADN » de base qui pourrait leur permettre de se dupliquer dans les bonnes conditions. La création d’une « peau » artificielle pouvant automatiquement se dupliquer a le potentiel de contribuer à la création de la vie artificielle et d’une multitude d’autres applications robotiques.

Sortez des sentiers battus

Un robot doté d’une « peau » améliore encore la possibilité pour les robots de faire partie intégrante de la société, car celle-ci aide le robot à mieux se rendre compte s’il est en contact avec quelque chose qui pourrait l’endommager (préservation de soi) ou s’il pourrait nuire, par inadvertance, à quelqu’un (tel qu’un humain). Les propriétés « d’auto-guérison » signifient potentiellement qu’un entretien/maintenance permanent n’est pas nécessaire (tout comme un être humain ayant une égratignure ou une coupe, on ne doit pas nécessairement se rendre à hôpital à chaque fois et notre corps prendre soin de lui).  Les membres qui se développent (ou qui « repoussent ») vont devenir une norme dans un futur proche, il ne reste que peu de temps avant que les scientifiques n’adaptent cette technologie aux créations artificielles.

impression de tissus vivants

Impression de tissus vivants

tendons-de-la-main

Tendons de la main

Croissance « d’organes » robotiques

L’impression de tissus vivants est une évolution du procédé d’impression 3D utilisant des matériaux auxquels les cellules vivantes peuvent s’associer ( « échafaudages »). Zhe Xu, un chercheur postdoctoral associé à Yale, co-dirige une équipe qui cherche à développer des tendons sur des mains robotiques. Cela peut signifier que l’avenir de la prothèse peut être brouillé par les tissus vivants réels. Il envisagent l’impression 3D d’os. La scène du film Le Cinquième élément nous vient à l’esprit où le personnage Leeloo est recréé en utilisant un type de processus d’impression 3D biologique.

Bien que non entièrement robotisé, le concept-car « BIOME » de Mercedes utilise l’idée de faire pousser un châssis plutôt que de l’usiner. Le concept n’est pas aussi exagéré que l’on pourrait le penser ; la compagnie Ecovative Design fait pousser des champignons sous des formes spécifiques suffisamment rigides pour être utilisées comme matériau de support et d’emballage.

Sortez des sentiers battus

Le site Web Modular Body raconte l’histoire (fictive) de la « construction » d’un organisme vivant. Cela est toutefois en train de devenir une réalité, grâce à des parties biologiques de plus en plus complexes créées au moyen de différentes solutions. Une fois que nous avons maîtrisé la recréation de la biologie existante, pourquoi ne pas essayer de l’améliorer ? Cela pourrait signifier rendre des systèmes plus modulaires, puissants, résistants/robustes et polyvalents. L’ADN fournit actuellement une sorte de cadre « programmé en dur » et est l’élément de construction fondamental pour la vie telle que nous la connaissons. Bien que de récents progrès en médecine et en science nous aient permis de cartographier le génome humain et même d’apporter de petits changements à l’ADN, il peut être plus facile de créer un « ADN robot » de base qui offre au robot la chance de se dupliquer et peut-être même d’évoluer.

Il n’y a aucune raison pour que l’impression de tissus vivants ou l’utilisation de matières biologiques avec des robots soit limitée à des échafaudages ou des éléments structuraux inanimés ; la matière biologique utilisée pourrait peut-être en effet être vivante, avec des cellules qui se reproduisent et guérissent, ou même fassent repousser des membres perdus. La perspective de la création d’une nouvelle conception biologique/ de la vie concerne un vaste éventail de domaines. Imaginez la conception d’un nouveau système vocal capable d’imiter des sons provenant d’une grand nombre d’animaux, ou une langue artificielle pour goûter.

Intelligence robotique

Dans l’avenir, comment les robots penseront-ils ? Allons-nous continuer la tendance consistant à réduire la taille et à augmenter la complexité des puces électroniques et de l’électronique, ou plutôt nous tourner vers la nature et l’évolution comme source d’inspiration ? Est-ce que les actions d’un robot seront dictées par un code inflexible pré-programmé qui l’aidera à se conformer aux quatre lois de la robotique, ou seront-elles plutôt guidées en se basant sur des processus de pensée et des expériences antérieures ?

Les robots mobiles sont actuellement conçus avec des objectifs spécifiques et une fonctionnalité bien définie (par exemple : aspirateur robot, tondeuse à gazon robotique ou bras robotique), ce qui signifie que leur programmation est spécialement axée sur des objectifs concrets et relativement fixe/inflexible. En termes de puissance de calcul, la tendance est d’obtenir « plus pour moins », et les téléphones cellulaires et ordinateurs à carte unique tels que le Raspberry Pi Zero sont de bons exemples de cette tendance. Arduino a acquis une importante popularité liée à sa programmation (ainsi qu’au matériel) qui a permis à beaucoup de gens de partager des informations utiles concernant le code, les approches de conception et bien plus encore. Actuellement, seules les universités et les instituts de recherche ont les compétences et les ressources pour investir massivement dans la programmation d’un robot afin qu’il « apprenne » de nouvelles tâches.

Puce neuronale

Puce neuronale

Interface robotique neuronale directe

Interface robotique neuronale directe

Neurones artificiels

La question se doit finalement d’être posée : si les organismes vivants sont capables de faire beaucoup plus que ce que les ordinateurs modernes sont capables de réaliser, pourquoi ne pas essayer d’imiter ou d’apprendre à partir de cerveaux réels ? Des champs tels que la neurobiotique, la neuroscience computationnelle et d’autres cherchent, à leur manière, à modéliser, cartographier, utiliser et émuler la capacité des neurones à communiquer et à formuler des décisions/pensées. Il existe de nombreux buts et approches différents, et il est difficile de prédire ce que sera l’avenir. Une interface robotique neuronale directe est une interface électro-mécanique entre un cerveau câblé et un dispositif externe, tel qu’un ordinateur. Actuellement, l’application dans le monde réel de la recherche est de créer des dispositifs prothétiques qui fonctionnent sur la base d’émissions neuronales d’un patient.

Sortez des sentiers battus

Une « puce neuronale », qu’elle soit développée artificiellement ou produite par des moyens plus traditionnels, a le potentiel d’être à l’avant-garde de la vie artificielle. La « Programmation » prendrait un tout nouveau sens si un cerveau robotique était cultivé plutôt que fabriqué. Si la recherche est finalement en mesure de faire pousser une cellule artificielle du cerveau avec des neurones, il n’y a aucune raison pour qu’un « cerveau robotique » ne puisse pas devenir plus biologique par nature. Cette vision peut sembler un peu exagérée étant donné l’état actuel de la technologie, mais la perspective de la création d’une forme de vie artificielle capable de penser (et peut-être même d’évoluer) par elle-même serait révolutionnaire. La grande question se pose en termes d’enjeux éthiques.

Robot pensant

Robot pensant

Compagnon robotique

Compagnon robotique

Développement naturel

Que se passerait-il si la technologie était créée qui permette à un robot d’évoluer et d’apprendre par lui-même? Contrairement aux créatures vivantes actuelles (dont les humains) qui ne peuvent prendre que peu d’informations à la fois dans nos environs immédiats, les robots ne sont pas limités à l’information de leur espace physique et peuvent accéder à l’ensemble de l’Internet et, tout en même temps, faire une multitude d’autres tâches. L’approche actuelle consiste à développer un code susceptible non seulement de trouver des informations, mais de leur donner un sens, puis de les utiliser pour prendre des décisions, dans le but de créer une « intelligence supérieure ».

La « singularité technologique » est un événement hypothétique où une « intelligence » créée artificiellement devient capable de s’améliorer elle-même (et son intelligence) de façon automatique. Bien que nous ne fassions que commencer à envisager la possibilité de robots qui apprennent, l’IA chatbot de Microsoft a récemment montré que permettre le libre accès d’un système à une information sur laquelle fonder son apprentissage peut ne pas toujours conduire au résultat souhaité. Il y a une grande différence entre l’information, la connaissance et la sagesse, et pour citer Miles Kington, « La connaissance est de savoir que la tomate est un fruit, la sagesse consiste à ne pas la mettre dans une salade de fruits ».

Sortez des sentiers battus

Un robot capable d’apprendre par lui-même et de prendre ses propres décisions serait-il trop dangereux pour être livré à lui-même ? Isaac Asimov (et beaucoup d’autres) prévoient ce dilemme depuis longtemps, et qu’il s’agira là d’une étape importante dans l’évolution de la robotique, ainsi que dans la façon d’aborder les questions d’éthique. Sans tous les sens normaux, ou même avec des sens supplémentaires, voudrions-nous d’un robot pouvant réagir comme un humain le ferait dans une situation donnée, ou serions-nous prêts à accepter « qu’il » voit le monde différemment et qu’il puisse engager des décisions et des actions différentes des nôtres ? Une longue liste de questions telles que les droits des robots, la vie et la mort, ainsi que la propriété se poseront et doivent être prises en compte.

Robot Origami

Robot Origami

Robot s'assemblant par eux-même

Robot s’assemblant par eux-même

Auto-assemblage

Des robots s’assemblant par eux-même peuvent prendre de nombreuses formes : imaginez de petits nano-robots pouvant s’associer ensemble pour créer des objets plus grands, complets avec une rétroaction à l’environnement, la capacité de se déplacer et des façons d’interagir. L’« intelligence » de cette création plus grande peut être quelque peu identique pour chaque nano-robots, ou, lorsqu’ils sont ensemble, constituer un « collectif ». Bien que la technologie ait bien progressé, le bloc de construction fondamental nécessaire à un tel système, basé sur le nombre de composants différents nécessaires (moteurs et contrôleurs de moteurs, pour le mouvement, un microcontrôleur, des capteurs, une batterie, du transfert de données sans fil etc.), ces blocs de construction ont tendance à être assez grands et coûteux, et les formes qu’ils créent un peu rudimentaires.

Une autre méthode d’auto-assemblage a été présentée utilisant un « robot origami » construit en utilisant des polymères à mémoire de forme qui se contractent lorsqu’ils sont chauffés, créant des lignes de pliage. Bien que l’approche actuelle utilise des plis sur une seule ligne, il est facile d’imaginer la création de formes 3D complexes. D’autres exemples comprennent des objets pouvant être « secoués » afin de s’auto-assembler, et d’autres prenant forme sur la base d’une souplesse inhérente intégrée à leur conception.

Sortez des sentiers battus

L’idée de robots fabriquant des robots n’a rien de nouveau. Beaucoup de films de science-fiction ont inclus des robots avancés qui « se développent », évoluent ou sont basés sur des blocs de construction fondamentaux. Même le Terminator T-1000 et son corps qui change de forme sur une base liquide devrait avoir été basé sur la nanotechnologie.

Alimentation évoluée ? Technologie des batteries ?

Un des plus grands problèmes auxquels sont confrontés les robots mobiles est leur alimentation. Les robots mobiles utilisent des batteries électrochimiques (LiPo, NiMh parmi d’autres) pour alimenter leurs actionneurs et contrôleurs, et leur autonomie entre chaque recharge est assez restreinte. Ces batteries doivent être rechargées en externe, souvent à partir du réseau électrique, moment durant lequel le robot ne fonctionne pas (sauf si une autre batterie est utilisée). Bien que des recherches aient lieu dans l’évolution des batteries à base de lithium, les piles à combustible et à hydrogène, il est difficile de prédire quelle technologie permettra le prochain pas de géant vers l’autonomie des robots. Est-ce que les robots devront toujours être reliés au réseau électrique pour s’alimenter, surtout compte tenu de la vitesse à laquelle la technologie se développe ?

Panneaux solaires en spray

Panneaux solaires en spray

Pulvérisez des panneaux solaires flexibles

Lorsque vous entendez le terme « panneau solaire », vous pourriez imaginer un grand rectangle bleu rigide utilisé de plus en plus pour alimenter les foyers ou de petits jouets. Maintenant ré-imaginez plutôt pouvoir appliquer un revêtement de « nanoparticules solaires » sur une surface mince et flexible. Bien que l’efficacité de ces cellules solaires ne soit pas extraordinaire, elles ont un énorme potentiel.

Sortez des sentiers battus

Imaginez les possibilités si presque toutes les surfaces (rigides, flexibles ou même étirables) pouvaient être recouvertes de nanoparticules solaires ? Bien qu’il soit difficile d’envisager que l’efficacité de la conversion d’énergie soit incroyablement élevée, ce revêtement peut être utilisé pour fournir de l’énergie et recharger des batteries, sans ajouter de poids significatif au robot.

Cellule photoélectrique

Cellule photoélectrique

Photosynthèse artificielle

Qu’arriverait-il si les robots pouvaient utiliser le soleil pour générer de l’énergie pouvant être stockée ? À la différence de l’énergie solaire, les produits de la photosynthèse sont des hydrates de carbone et de l’oxygène. Le fractionnement de l’eau photocatalytique transforme l’eau en ions d’hydrogène et d’oxygène. Tout comme les rovers planétaires sur Mars, les robots mobiles sur Terre ne devraient pas avoir à compter sur un rechargement par le réseau électrique. Bien que l’approche actuelle pour stocker l’énergie semble s’axer sur le Lithium et l’Hydrogène qui se sont avérés être très compétitifs en termes de méthode de stockage d’énergie légère, bien que de capacité élevée.

Sortez des sentiers battus

Imaginez un drone (aéroplane) utilisant une combinaison de photosynthèse (utilisant l’humidité de l’air) pour reconstituer les réserves d’hydrogène (un avantage significatif en poids par rapport aux batteries au lithium classiques), ainsi que des panneaux solaires. La même chose pourrait s’appliquer aux engins autonomes à base d’eau. Cette énergie stockée n’aurait pas nécessairement à être convertie en électricité, et pourrait plutôt être utilisée à la place pour alimenter (ou même aider à reconstruire) des muscles artificiels.

Supercondensateurs

Supercondensateurs

Supercondensateurs/ultra-condensateurs

Les supercondensateurs (ou ultra-condensateurs) sont des dispositifs de stockage d’énergie électrique susceptibles non seulement de conserver un haut niveau de charge, mais de pouvoir être chargés et déchargés très rapidement sur beaucoup plus de cycles que les condensateurs ou batteries rechargeables conventionnels. Cela les rend (actuellement) parfaits pour des applications à charge rapide. Les supercondensateurs sont actuellement beaucoup plus chers que le Lithium en termes de coût par watt/heure et sont beaucoup plus lourds pour la même capacité.

Sortez des sentiers battus

Si la technologie ou un de ses dérivés peut être améliorée à un point où le coût soit similaire à celui du lithium, et que le rapport poids/capacité soit grandement amélioré, les supercondensateurs ont un énorme potentiel pour presque éliminer le temps de recharge, améliorer considérablement les taux de décharge et prolonger la durée de vie utile de chaque cellule.

Des disciplines telles que la mécanique, le génie électrique et informatique ne peuvent contribuer qu’en partie à l’évolution de la robotique dans un avenir lointain. Les entreprises et les institutions éducatives qui se trouvent à la fine pointe de la robotique peuvent même ne pas être au courant de l’application de leurs recherches vers la robotique, sauf à les voir révolutionner le domaine.. Pour l’avenir, ce qui nous vient à l’esprit aujourd’hui quand nous entendons le terme « robot » peut être très éloigné de ce que sera la réalité dans 100 ans.

Alors, quoi retenir de cette rubrique ? Bien que l’objectif de certains soit peut être de reproduire des humanoïdes, beaucoup de gens voient au-delà et envisagent la création d’une vie artificielle beaucoup plus évoluée que les humains, tant en termes de capacités physiques que d’intelligence. À quoi ressembleront les robots mobiles du futur ? Voulons-nous vraiment les faire à notre image, ou ressembleront-ils plus à une espèce alien futuriste, avancée et adaptable ?  Nous pouvons certainement tirer notre inspiration de la nature, ainsi que de l’avancement des technologies actuelles utilisées en robotique, mais il est important de sortir des sentiers battus quand on en vient à imaginer le prochain grand bond en avant.

Quelle technologie perturbatrice voyez-vous pour le futur ? Quel sera son impact sur la robotique ? Laissez vos commentaires ci-dessous.

Sources

Structure flexible, non-rigide

fastcompany.com/3022517/fast-feed/soft-deformable-robots-are-a-new-frontier-in-robotics

theverge.com/2014/4/16/5617290/soft-robotics-is-booming

zdnet.com/article/soft-robot-uses-air-to-move/

spectrum.ieee.org/automaton/robotics/robotics-software/irobot-soft-morphing-blob-chembot

hizook.com/blog/2011/10/11/new-soft-robots-use-electropermanent-ep-magnet-valves-and-hydrogen-peroxide-pneumati

spectrum.ieee.org/tech-talk/robotics/robotics-hardware/a-superstretch-selfhealing-artificial-muscle

futurism.com/this-robotic-skin-can-glow-in-the-dark-change-colors-and-stretch-like-an-octopus/

Sujets connexes : Électronique élastique ; robots mous ; muscles artificiels ;

Sens et peau de robot

gizmodo.com/5995469/new-artificial-electric-skin-will-let-robots-feel-for-real

spectrum.ieee.org/biomedical/bionics/synthetic-skin-sensitive-to-the-lightest-touch

spectrum.ieee.org/tech-talk/semiconductors/materials/artificial-skin-can-feel-and-heal

popsci.com/researchers-make-artificial-cells-that-can-replicate-themselves

techinsider.io/researchers-to-grow-tendon-on-robot-hand-2016-2

en.wikipedia.org/wiki/Semi-biotic_systems

en.wikipedia.org/wiki/Synthetic_biology

en.wikipedia.org/wiki/Hybrot

Sujets connexes : Peau robotique; peau artificielle, cellules artificielles à auto-guérison ; systèmes semi-biotiques ; hybrot

Développement naturel

en.wikipedia.org/wiki/Artificial_intelligence

birmingham.ac.uk/postgraduate/courses/taught/psych/computation-neuro-cognitive-robotics.aspx#CourseDetailsTab

en.wikipedia.org/wiki/Technological_singularity

en.wikipedia.org/wiki/Developmental_robotics

en.wikipedia.org/wiki/Cognitive_robotics

Sujets connexes : Intelligence artificielle, développement robotique, développement biomimétique, singularité technologique ; Robotique cognitive, robots à auto-évolution

Croissance de robots

themodularbody.com/

en.wikipedia.org/wiki/3D_bioprinting

stratasys.com/materials/polyjet/digital-materials

techtimes.com/articles/5236/20140405/3-d-3d-printed-human-organs-not-just-science-fiction.htm

3dprintingindustry.com/2013/09/06/3d-printing-breakthrough-yields-organic-and-inorganic-multimaterial-vista-printhead/

themodularbody.com/

ecovativedesign.com/

gizmag.com/mercedes-benz-biome-concept/17096/

Sujets connexes : Impression 3D de tissus vivants, biorobotique, et documents numériques 3D imprimés

Intelligence robotique

en.wikipedia.org/wiki/Neurorobotics

en.wikipedia.org/wiki/Brain%E2%80%93computer_interface

en.wikipedia.org/wiki/Cultured_neuronal_network

Sujets connexes : Neurorobotique, neuroscience computationnelle, réseaux de neurones en culture, interface robotique neuronale directe et neuroprothèses

Auto-assemblage

theguardian.com/technology/2014/aug/07/self-assembling-origami-robot-transformer

spectrum.ieee.org/nanoclast/semiconductors/materials/tesla-coil-remotely-induces-nanotubes-to-self-assemble

Sujets connexes : composite métal/élastomère

Cellules solaires en spray

cbc.ca/news/technology/cheap-spray-on-solar-cells-developed-by-canadian-researchers-1.1913086http://www.forbes.com/sites/jenniferhicks/2014/12/31/spray-on-solar-cells/#467ba6f675a2

Photosynthèse artificielle

https://en.wikipedia.org/wiki/Artificial_photosynthesis