“Tant qu’un musulman perçoit sa religion comme un projet de société, il n’est apte ni à la laïcité, ni au vivre-ensemble”, tranche le théologien Soheib Bencheikh. Pour l’ancien grand mufti de Marseille, cette idée n’est nullement “une trahison” vis-à-vis de l’islam. Bien au contraire, selon lui, individualiser sa foi constitue un retour aux sources du message coranique